Le mouvement de désobéissance civile initié par Alain Refalo (voir La Lettre n° 614), professeur des écoles à Colomiers (Haute-Garonne), fait de plus en plus d’adeptes. Le 6 novembre 2009, par une lettre ouverte, l’enseignant informait son inspecteur de circonscription qu’il entrait en désobéissance pédagogique et refusait d’appliquer les réformes du ministre de l’éducation nationale, notamment les nouveaux programmes du primaire et le dispositif d’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Ils sont aujourd’hui 2 000 à avoir signé une lettre individuelle ou collective qui matérialise cet engagement. Le conflit autour des évaluations de CM2 que les enseignants de ce mouvement se refusent à faire passer a redonné un élan à un mouvement inédit dans l’histoire de l’éducation nationale. Un pas a été franchi mardi 20 janvier : Alain Refalo s’est vu signifier un retrait de salaire de deux journées par semaine pour refuser d’appliquer les deux heures hebdomadaires de soutien aux élèves en difficulté. La sanction ne décourage pas l’enseignant : « Je suis le premier à être sanctionné. D’autres suivront. La mobilisation devrait s’en trouver renforcée. »
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