| Oublié ?

La Lettre

Enseignement scolaire

La moitié des élèves entrés en 6e en 1995 étudiait toujours dix ans plus tard, selon l’Insee

Une fois entrés en 6e, les élèves ont une chance sur deux d’être encore étudiants dix ans plus tard. C’est la principale conclusion d’une récente note de l’Insee consacrée au suivi du parcours d’une cohorte d’élèves sur la période 1995-2005. Ainsi, « en mars 2005, sur 100 élèves entrés en 6e en 1995, 54 sont encore scolarisés (45 dans le supérieur et 9 dans le secondaire ou une autre filière), et 46 sont sortis du système éducatif (12 avec le baccalauréat et 34 sans) ». Le suivi de cette « génération 1995 » permet notamment de mettre en évidence le rôle néfaste du redoublement dans la poursuite d’études : « Huit élèves sur dix entrés en 6e avec au moins un an de retard ont interrompu leurs études, les trois quarts sans le baccalauréat. » De même, l’étude rappelle le rôle déterminant de la catégorie sociale des élèves sur leurs performances scolaires. « Dans les familles de cadres, professeurs ou professions libérales, les enfants sont deux fois plus nombreux à continuer leurs études que dans une famille d’ouvriers : plus des trois quarts sont scolarisés dans l’enseignement supérieur alors que près d’un enfant d’ouvrier sur deux est sorti sans le bac. » Concernant les élèves qui n’étaient plus dans le système éducatif dix ans après leur entrée en 6e, « les deux tiers ont un emploi », assure la note et ce, quelle que soit la catégorie sociale des parents. En revanche, « les jeunes ayant eu des difficultés scolaires semblent avoir encore plus de mal à trouver un emploi que les autres ». Moins de 50 % des élèves ayant arrêté leurs études en 3e ou en 1re année de CAP-BEP travaillaient en 2005.