Déjà très mécontents du rythme très rapide de mise en place des masters enseignants (voir l’article), les enseignants-chercheurs se crispent au sujet du nouveau décret statutaire de la profession (voir La Lettre n° 618). Alors que, selon la FAGE, des enseignants-chercheurs d’une dizaine d’universités organisent depuis la semaine dernière une rétention des notes, le Snesup (FSU) appelle cette semaine les universitaires à organiser une grève administrative « avec l’objectif de paralyser les universités ». L’objectif du Snesup est « le retrait du décret ». La Conférence des présidents d’université (CPU) a, pour sa part, réitéré sa volonté d’une « évolution » du texte proposé par la ministre. La CPU sera favorable à un nouveau décret à plusieurs conditions : « Si le statut prend en compte l’ensemble des activités de l’enseignant-chercheur, s’il garantit la place des équipes pédagogiques et de recherche dans le processus d’établissement de la modulation de services, en amont du travail du conseil d’administration et du président, et s’il organise les procédures de réexamen et de recours. »
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